Ces relations de performance. Episode 180 du podcast "On ne devient pas psy par hasard"
- Mel

- 7 févr.
- 1 min de lecture
Il existe des relations dans lesquelles on ne se sent jamais franchement mal — mais jamais vraiment vivant non plus.

Des relations dans lesquelles on fait bien. Où l’on ajuste, anticipe, module, contient. Où l’on devient fiable, compréhensible, rassurant. Où l’on performe.
Le mot est un anglicisme, et il n’est pas neutre. Performer renvoie au champ du rendement, de l’évaluation, de la conformité à une attente implicite. L’utiliser pour parler de relations humaines dit déjà quelque chose de notre époque, mais aussi de certaines histoires subjectives : celles où le lien s’est construit très tôt sous condition.
Dans ces relations, on ne se demande pas tant qui je suis que comment je dois être. On lit l’autre en permanence. On ajuste son ton, son intensité, ses émotions. On devient expert de l’ambiance, du non-dit, du seuil à ne pas dépasser. Et souvent, on appelle cela de la maturité, de l’empathie, de la capacité relationnelle. Jusqu’au jour où le corps et le psychisme commencent à protester.
L’hyper-adaptabilité : une intelligence de survie
En tant que psychanalyste, je rencontre très fréquemment des patients pris dans ce type de fonctionnement. Des sujets épuisés, non pas d’avoir trop aimé, mais d’avoir trop bien tenu leur rôle. Derrière cette performance relationnelle, il y a presque toujours une histoire ancienne.
L’hyper-adaptabilité n’est pas un trait de caractère. C’est une réponse développementale. e la présence.
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